La Compagnie Nicollet  présente : 

LE QUAI DES BRUMES

de Pierre Mac Orlan


 


 

LE SPECTACLE

 

 

L’intrigue :

 

Paris, un soir d’hiver vraiment rude. Jean Rabe, vingt ans, bachelier sans le sou, entre à l’auberge du « Lapin agile » à Montmartre. Il n’a pas de famille, et cherche la chaleur, un peu de nourriture, et un endroit où dormir. Le patron, Frédéric, lui sert un réconfortant café près de la cheminée. Bientôt arrivent d’autres personnages également en situation de grande précarité : un déserteur de la Légion, une jeune fille de 17 ans, Nelly, un peintre allemand Michel Kraus qui souffre d’obsessions, un mystérieux boucher… Après une soirée bien arrosée, la compagnie sort dans le froid, chacun pour soi, et nous suivons les destinées, souvent tragiques, de ces personnages.

 

Aucun sordide pourtant, car le roman est baigné d’une poésie saisissante.

Un grand livre a découvrir absolument !.

 

 A noter que le récit de Mac Orlan est très différent du film que Marcel Carné en a tiré. Ce dernier a tisser entre les personnages des liens qui n’existent pas dans le texte original. Il n’y a dans le roman aucune histoire d’amour. N’attendez donc pas : « T'as de beaux yeux tu sais ! » qu’on doit à Prévert et Michèle Morgan.

 

 

 

Notre sélection :

 

 difficulté était de sélectionner tel passage plutôt que tel autre, car le roman est dense et passionnant de bout en bout. Nous avons opté pour les extraits les plus poétiques, comme les descriptions extraordinaires des lieux et des atmosphères, et les passages proches de l’écriture dramatique (les Lapersonnages se racontent parfois sous forme de monologues).

 

Michel Nicollet, avec un jeu sobre, entièrement au service de l’œuvre, met en valeur ces atmosphères angoissantes, proches du cauchemar éveillé. Plus qu’une simple lecture, il donne ici une réelle interprétation des différents personnages.