

La Compagnie Nicollet présente :
de Pierre Mac Orlan
LES CHANSONS
Quand on demandait à Pierre Mac Orlan pourquoi il n’écrivait pas ses mémoires, il répondait que c’était déjà chose faite. « Avec quelques chansons, tout homme peut raconter sa vie. Pour moi, écrire des chansons c’est écrire mes mémoires. » Il en a écrit une soixantaine (musiques de V. Marceau) la plupart réunies dans deux recueils : « Les chansons pour accordéon » 1953, et « Les mémoires en chansons » (1965).
La mise en onde de son œuvre romanesque, le conduit à chercher des illustrations sonores adaptées, qu’il ne trouve pas dans le répertoire populaire. Il écrit donc, un peu par nécessité, ces chansons sur mesure qui complètent merveilleusement la lecture du roman. Ce fut le cas pour « Le quai des brumes » adapté pour la radio par Pierre Berger, en 1955.
Les « chansons de charme pour faux-nez », sont parues en 1951. Certaines de ces chansons étaient pourtant écrites depuis plus de trente ans !.
Il a fallu Germaine Montero, Agnès Capri, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Monique Morelli, Juliette Gréco… (que des femmes !) pour donner voix et présence à cette poésie de Mac Orlan, populaire et chaloupée.
Marie Jeanne, qu’on a déjà pu apprécier dans le répertoire de Bruant (le maître pour Mac Orlan), ajoute sa touche personnelle. Ces chansons sont construites comme des petites pièces de théâtre, qu’elle interprète autant qu’elle chante.
Une prestation subtile et efficace, d’une grande sensibilité.

Mac Orlan, qui avait appris à jouer de l’accordéon à Rouen, pose volontiers pour les photographes avec son instrument. Il met même quelque coquetterie à faire état d’une spécialité rare chez les gens de lettres. La musique et les chansons l’ont toujours accompagné. Quand à la fin de sa vie il récapitulait ses souvenirs, entouré d’amis tels que Chabrol ou Brassens, il ne dédaignait pas de prendre son instrument pour chanter ses chansons.
Claude Lemire est rompu à ce répertoire. Il excelle à retrouver la couleur et les sons de ces accompagnements de l’époque, hautement évocateurs des caboulots et des airs de la rue. « Des musiques, a dit joliment Brassens, qui donnent des souvenirs à ceux qui n’en ont pas »