

La Compagnie Nicollet présente :
de Pierre Mac Orlan
Il est né à Péronne, en 1882, et décédé à Saint-Cyr-sur-Morin en 1970
(à 88 ans).
Un essai résume assez bien l’œuvre et la vie de l’écrivain ; c’est le « Petit Manuel du Parfait Aventurier », publié en 1918. L’aventure des ports et du « milieu », celle de la guerre et celle de l’imagination, tel est le mot clé de son œuvre.
Peintre, romancier, journaliste et poète, ce bourlingueur toujours en partance vers un ailleurs réel ou imaginaire, ce touche à tout sensible et rude, tendre et drôle, siégea durant vingt ans à l’Académie Goncourt, aux côtés de ses amis Dorgelès et Carco.
Ses romans les plus fameux sont : « La maison du retour écoeurant », « Marguerite de la nuit », « Les dés pipés », et bien sûr, « La bandera » et « Le quai des brumes » (1927), tous deux portés à l’écran avec le succès que l’on connaît.

L’écrivain a toujours été très proche de la région normande.
En 1898 il est entré à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Rouen ; et à collaboré quelques années plus tard à « La dépêche de Rouen » comme correcteur d’imprimerie.
Il a écrit de nombreux essais (notamment dans son livre « Villes ») et même des chansons (« Nelly », « La route de Bapaume » entre autres) sur Rouen et ses environs.
Il a par ailleurs fréquenté assidûment les cabarets et les bars à matelots de la rue des Charrettes, où il vécut un temps.
Il fut également fasciné par Le Havre et son grand port de commerce peuplé de filles et de marins. « La chanson de Margaret » a pour décor la rue de La Crique et les petits bars du Bassin du Roi, où l’on chantait alors.
Les « clients ordinaires » y voisinaient avec les « frangines » et les marlous en goguette.
Ses observations du milieu interlope nourrira son imaginaire et influencera fortement son œuvre à venir.
Après de nombreux séjours à Rouen, il s’installe à Paris où il vit misérablement. Dès 1908, il fréquente « Le Lapin Agile », cabaret de Montmartre. Il y rencontre des artistes qui comme lui sont en attente de reconnaissance dont : Picasso, Max Jacob, Dorgelès, Gaston Couté, et beaucoup d’autres.
A l’époque, il vit pauvrement des besognes littéraires les plus décourageantes, fait ses débuts de journaliste et commence à écrire des contes humoristiques, des romans grivois, des chansons .

Par ailleurs, il s’essaye à la peinture, et dessine dans de très vagues journaux Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la majeure partie de son roman « Le quai des brumes » a pour cadre ce cabaret. (Le « quai » dont il est question, étant le surnom donné par les habitués au « Lapin Agile »). C’est l’adaptation (très libre) à l’écran de ce roman par Carné et Prévert qui se déroule dans le port du Havre..